NM2 PLAY-OFFS: LA BELLE

LA CHARITÉ FACE A SON DESTIN

Sur un match, cet après-midi, à Georges-Picq, La Charité et Garonne vont se disputer l’accession en N1 en même temps qu’une place en demi-finale du championnat de France.

C’est un jour pour écrire l’histoire. Cet après-midi, La Charité a quarante minutes pour vaincre Garonne et rejoindre la N1. C’est un peu le destin d’une équipe qui n’a cessé de progresser depuis une décennie et se trouve aujourd’hui aux portes du plus haut niveau amateur en France.

La force de La Charité a été de faire chaque saison mieux que la précédente. Passant d’abord d’un statut de bonne équipe régionale à celui de novice en N3 sous la conduite de Pierre-Hugues Frémont, puis accédant à la N2 sous le commandement de Joël Delaby, avant que Nicolas Faure ne l’amène l’an dernier à ses premiers play-off. Fabien Anthonioz a poursuivi l’œuvre de ses prédécesseurs en finissant pour la première fois en tête de la poule, puis en gagnant un match de play-off. Il peut, aujourd’hui, aller encore plus loin. Encore plus haut.

Le centre sportif Georges-Picq sera encore plus chaud que vendredi soir. Parce que le coup d’envoi sera donné à 15 h 30 et que la température extérieure avoisinera les 30°. Mais aussi parce que le public charitois a maintes fois prouvé comment il peut porter son équipe et qu’il ne se privera pas de vivre un nouveau moment historique.

Garonne est amoindri

En face, il y aura une équipe de Garonne qui a prouvé la semaine dernière, lors du match 1, qu’elle pouvait rivaliser en terme d’intensité et d’engagement. Certes, les joueurs de Fayssal Rhennam seront affaiblis par les absences annoncées de Steiner et Auriol et la blessure de Traoré, qui ne sera pas à 100 %. Et le piège pourrait être là du côté charitois. Croire que le plus dur a été fait et se relâcher inconsciemment. Si le capitaine Camara parvient à transmettre la même rage à ses coéquipiers que vendredi soir, la victoire leur tendra les bras. Sinon, Darrigand ou Moupegnou ont la capacité à faire feu de tout bois, et surtout de tout bon ballon d’attaque.

Moins de 48 h après un premier combat, il faudra aussi aller chercher des ressources physiques. Montañana n’en a plus beaucoup. Le pivot espagnol souffre des tendons d’Achille et a reçu un coup sur la cheville, mais ses coéquipiers ont semblé plus costauds que les Garonnais. Et à leurs âges, ils ont dû récupérer suffisamment pour repartir au combat. Le combat d’une vie pour La Charité. Celui qui écrira l’histoire du club.

Vincent Darbeau  (JDC)